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05/04/2017  126 000 $ : voilà ce que vaut le travail d'une mère

 

Publié le mardi 4 avril 2017 à 17 h 39 | Mis à jour le 4 avril 2017 à 21 h 39

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1026133/126-000-voila-ce-que-vaut-le-travail-dune-mere

Un texte d'Amélie Gosselin

La valeur du travail d'une mère est le thème de la 17e journée nationale du travail invisible, qui souhaite sensibiliser au travail non rémunéré.

En 2010, le gouvernement du Canada a adopté une motion désignant le premier mardi d'avril comme Journée du travail invisible. Dans cette catégorie on retrouve toutes les formes de bénévolat ainsi que le travail qui est fait au sein de la famille, auprès des enfants ou d'un proche qui a besoin de soins de façon permanente ou temporaire.

L'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFEAS) milite depuis plusieurs années pour que le Canada reconnaisse la valeur du travail invisible et le mesure.

Bien que les hommes soient plus nombreux qu'avant à endosser ces rôles, il demeure que ce sont principalement les femmes qui font du travail invisible, selon Hélène Cornellier, de l'AFEAS. « Tout le travail de bénévolat et au sein de la famille n'a aucune valeur et n'est pas inclus dans le produit intérieur brut (PIB) du pays [...] », ajoute-t-elle.

Ce n'est pas par un salaire qu'il faut reconnaître le travail invisible, selon l'AFEAS. Des mesures fiscales, des prestations et des crédits d'impôt seraient de meilleures options, avance-t-elle.

Le guide d'animation 2016-2017 de l'AFEAS fait ressortir des données d'une étude américaine selon laquelle le travail d’une mère au foyer se chiffre à 94 heures par semaine et le salaire qu’elle devrait recevoir serait de 126 866 $ par année, soit environ 26 $ par heure travaillée.

En 1975, année internationale de la femme, l'ONU avait demandé des mesures pour reconnaître et évaluer le travail invisible. Au Canada, l'AFEAS avait réussi à faire intégrer au formulaire long du recensement une question sur les activités à domicile. C'était en 1996. Cette question a été maintenue jusqu'en 2011, lorsque le gouvernement Harper a modifié le formulaire de recensement.

Incidence sur le salaire des femmes

Selon Hélène Cornellier, ce n'est pas pour rien que plusieurs métiers exercés principalement par les femmes sont la plupart du temps moins bien rémunérés.

Les éducatrices en garderie ont des salaires moindres parce que ça découle des fonctions des femmes.

Le fait de « rendre visible ces tâches pour dire que ce sont des fonctions importantes permet tranquillement de créer des postes de qualité et fait évoluer l'importance de ces tâches », affirme Hélène Cornellier.

La reconnaissance du travail invisible, ou non rémunéré, effectué par les femmes comme mères et aidantes constitue le dossier de fond de l'AFEAS depuis 40 ans. Cette reconnaissance, à la fois sociale, politique et économique, assurerait l'équité entre les personnes, soutient-elle, et permettrait de diminuer la pauvreté chez les femmes.

 

05/04/2017  Standing ovation

 

Par Hélène Bonhomme, le 5 avril 2017, dans Les Fabuleuses

https://fabuleusesaufoyer.com

Le 5 avril, c’est la journée mondiale du travail invisible.

Et si on en profitait pour applaudir les fabuleux exploits accomplis dans le secret de nos foyers ?

5 avril. Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du travail invisible.

Bon, je sais, il y a des journées internationales de tout et n’importe quoi et franchement, au bout d’un moment la journée-mondialisation, c’est pathétique. Entre la journée mondiale du pop-corn, la journée mondiale du lait, la journée mondiale du cirque, du tricot ou encore de la ménopause, on se demande si on ne devrait pas organiser “la journée mondiale du rien” juste pour vivre tranquillement notre existence banale.

Mais cette journée-là, j’ai envie de m’y arrêter un instant. “Le travail invisible”, voilà un concept qui me parle. Ce travail-là, c’est la douce poésie de mon dialogue intérieur :

    “tiens, il ne reste plus que 4 feuilles de PQ dans toute la maison”

    “faut que je pense à racheter du dentifrice”

    “et à noter le numéro du pédiatre sur le frigo”

    “est-ce que j’ai bien mis un goûter dans son cartable ?”

    “tous les feutres sont morts, faut que je pense à en racheter d’autres parce que je leur ai promis
     qu’on ferait du coloriage tous ensemble après l’école”

    “hum, qu’est-ce que je pourrais inventer comme dîner appétissant en combinant cette ultime
     boite de petits-pois carottes avec cette ultime tomate et cet ultime morceau de roquefort ?”

    “je crois que cet enfant est en train de s’étrangler de rage parce qu’il n’a pas le droit à une
     troisième glace. Ils disent quoi déjà dans Élever ses enfants sans élever la voix ?”

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des coulisses.

Un jour pour faire monter sur scène les costumières, les maquilleuses, les ingénieurs son et lumière, le metteur en scène, le producteur, bref, tous ceux que personne ne voit mais sans qui le spectacle ne pourrait pas être joué.

Un jour pour applaudir celles et ceux, fabuleuses et fabuleux, qui fidèlement accomplissent des exploits dans le secret des foyers.

C’est une standing ovation :

    pour toutes les fois où il ajuste le niveau d’huile moteur sans que personne ne s’en aperçoive

    pour toutes les fois où elle remplace sa vieille brosse à dents déglinguée par une toute neuve

    pour tous les slips propres dont elle réapprovisionne son tiroir

    pour les poubelles qu’il sort dans le froid, en pyjama.

Pour la journée du travail invisible, on pourrait toutes et tous envoyer un “merci” à une fabuleuse ou un fabuleux de la vraie vie. Juste un petit texto ou message ou partage à un être cher pour le remercier de montrer son Amour avec un grand “A”… par des petits “a” que personne ne voit.

Qui relève le défi avec moi ?

Hélène Bonhomme est auteure, conférencière, fondatrice du site fabuleusesaufoyer.com et chroniqueuse sur lepoint.fr. Après une prépa littéraire, des études de philo, plusieurs années d’enseignement et plusieurs autres de rédaction web, elle devient mère au foyer. Elle commence à interviewer des femmes inspirantes et à mettre par écrit des pensées motivantes. C’est ainsi qu’ont vu le jour ce blog en mars 2014, puis en mai 2015 son livre collaboratif pour révéler la fabuleuse en chaque maman et en octobre 2016 son petit guide de l’imperfection heureuse. Elle est mariée à David le fabuleux et maman de Roman et Adelin. Sa mission : aider les mamans qui veulent sortir la tête de l’eau, prendre un peu de recul sur leur quotidien et commencer à aimer leur vie !

 

Le baromètre des familles - Novembre 2015

 

La Ligue des familles a sondé 1 500 parents vivant à Bruxelles et en Wallonie. Elle met en lumière leurs besoins et leurs souhaits dans ce baromètre 2015 réalisé en partenariat avec Le Soir, RTBF et Dedicated.

Pourquoi un  Baromètre  des parents?

Depuis longtemps maintenant, la vie politique se nourrit de sondages. Cette tendance à la mesure s’étend progressivement à presque tous les domaines de nos vies : Baromètre de la santé, de la pauvreté, de la mobilité… Mais rien, à ce jour, n’était consacré aux familles. La Ligue des familles a décidé de mettre en place cet outil pour deux raisons essentielles : dresser le portrait des familles d’aujourd’hui et connaître et comprendre les besoins des parents dans notre société.

Ce Baromètre des parents est unique par sa cible : seulement des parents sont interrogés. Il sera réédité chaque année à l’automne, permettant ainsi de mesurer les évolutions positives et négatives sur les conditions de vie de parents.

Pour le consulter, cliquez ici : Barometre des parents 2015Barometre des parents 2015