Femmes au foyer

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Mieux que le revenu universel : l’allocation d’éducation (OPINION)

Contribution externe Publié dans La Libre le mardi 25 avril 2017 à 09h05

Une opinion de Sylvie Wattier, chargée de cours à l'Ichec Brussels Management School et Jean-Marie Liétard, ingénieur de l'université de Mons.

L’allocation universelle ? Une solution asociale et utopique selon nous. Pour combattre le chômage et le désenchantement de nos pays industrialisés, notre proposition : l’allocation d’éducation étendue.

Il est incontestable que les nations industrialisées se sont dotées d’une protection des défavorisés unique dans l’histoire de l’humanité, construite au fil des luttes du prolétariat contre le capitalisme. Mais cette redistribution des richesses repose sur le prélèvement par l’Etat d’une part des revenus de l’emploi et, selon beaucoup d’économistes, l’emploi serait gravement menacé par la numérisation.

De nombreuses études et prophéties annoncent une hausse du chômage technologique de 9 à… 50 % ! Il nous paraît raisonnable de prévoir une augmentation rapide et importante du chômage dans le secteur de la manipulation des données (banques, administrations…). Elle sera plus lente et partiellement compensée dans le secteur industriel. La création de nouveaux emplois exigera une main-d’œuvre plus qualifiée et scientifique que celle qui sera licenciée.

Des emplois salariés seront donc détruits ! Est-ce vraiment une mauvaise nouvelle ? Pour certains philosophes comme Bernard Stiegler ou Philippe Van Parijs, la robotisation, plutôt que d’être une menace, nous offre l’opportunité de repenser le travail, de remplacer l’emploi rémunéré hétéronome qui disparaît au profit des machines par du travail individuel gratifiant et autonome !

Réenchanter le travail

Alors peut-on éviter des pertes d’emploi massives tout en "réenchantant le travail" ? Pour nos "nouveaux" philosophes, il est impératif de construire un nouveau modèle économique et social, séparant les questions de l’emploi de celles des revenus. Leur solution : l’allocation universelle, un revenu de base mensuel versé à tous sans aucune distinction et sans aucune contrepartie. Une idée apparemment séduisante.

Les travaux sur l’allocation universelle sont nombreux mais manquent souvent de définitions claires et de chiffres. S’agit-il de verser une allocation unique remplaçant l’ensemble des autres allocations ou s’ajouterait-elle aux autres cotisations versées par l’Etat ? Serait-elle accordée dès la naissance ou à partir de 18 ans ? Quant au montant proposé, c’est carrément le grand écart entre 400 et 2 200 euros ! Et en matière de financement, chacun y va de sa solution.

De beaux principes

Par contre, la littérature offre peu de critiques des principes moraux sur lesquels reposent les propositions de revenu de base. Ses défenseurs veulent redonner au citoyen sa liberté et sa dignité, idée magnifique ! Ce serait "la" solution à la dualisation croissante de notre société. Cela permettrait également à celui qui ne trouve pas d’emploi ou ne désire pas en trouver de développer ses talents et réaliser ses rêves, d’être libre de choisir sa vie ! Ces beaux principes améliorent-ils vraiment notre vie sociale ? Nous sommes loin d’en être convaincus !

Liberté, premier principe de justice sociale ? Non ! Tout citoyen doit avoir comme premier principe la solidarité qui signifie abandon d’une part de sa liberté pour exercer une activité profitable au bien de tous les membres de la cité. La valeur monétaire de cette activité est en partie redistribuée aux plus défavorisés pour corriger des inégalités dont ils ne sont pas responsables. Mais la nécessaire solidarité n’est pas une vertu innée ! Il faut y être amené par l’éducation et, si celle-ci fait défaut, par une pression sociale.

Des inégalités accrues

Quant à l’égalité ? Dans le système du revenu de base, chaque citoyen reçoit la même somme et en dispose à sa guise. Certains, prévoyants, prendront une assurance santé, une assurance pension… D’autres jugeront ces précautions inutiles. Dans le système actuel de sécurité sociale, ces couvertures de risque sont obligatoires. Ainsi, la volonté d’égaliser les chances au départ se soldera par des inégalités accrues. La prévoyance étant aussi le fruit de l’éducation, ce seront à nouveau les moins éduqués qui seront victimes.

Développer l’esprit d’entreprendre ? Sans doute, l’artisan qui a réussi est-il plus valorisé que le travailleur "à la chaîne" mais au prix de combien d’heures de travail et de faillites ! Le revenu de base les multipliera. Aujourd’hui, les prêteurs exigent un plan sérieux et pourtant le taux d’échec est élevé. Le goût d’entreprendre mérite évidemment d’être valorisé et, certes, l’homme est naturellement entreprenant, mais les contraintes administratives et techniques exigent de solides connaissances et seules quelques personnes "douées" y parviennent.

Solution garante du progrès social

Le revenu universel, une solution donc asociale et utopique selon nous ! Ne rien faire n’est pourtant pas une option ! La vie courante, pour la plupart, est un stress permanent. Cette "vie de chien", nous croyons qu’on peut l’amender sans révolution. Pour combattre le chômage et le désenchantement de nos pays industrialisés, nous proposons une solution certes partielle mais directement applicable et garante d’un progrès social : l’allocation d’éducation étendue qui coûterait vingt fois moins cher qu’un hypothétique revenu de base.

L’allocation parentale n’est pas une nouveauté. En France, le parent qui travaille à mi-temps reçoit de l’ordre de 500 euros par mois pour le deuxième enfant jusqu’à ses trois ans. Nous proposons de créer un véritable emploi d’éducateur par famille en invitant un des parents à consacrer la moitié de son temps à la formation de ses enfants entre zéro et 15 ans. L’Etat remplacerait le salaire perdu par le parent éducateur mais économiserait l’indemnité versée au chômeur qui le remplacerait. Appliqué à la France, cela libérerait 3,25 millions d’emplois à temps plein pour un budget de 15,6 milliards d’euros par an loin des projets de revenu de base de l’ordre de 200 à 600 milliards d’euros par an.

Inutile de revenir sur les avantages sociaux de cette formule : moins de burn out, moins d’échec scolaire… sans parler du bénéfice intellectuel pour le parent éducateur qui reprendrait sa vie professionnelle avec des connaissances rafraîchies. Le goût d’apprendre, la méthode de travail, la nécessité sociale d’aller à l’école sont des notions que l’on acquiert dans le plus jeune âge et dans un milieu familial. Ce sont ces qualités qui permettront à la société de s’adapter à la "révolution numérique" !

 

2016 06 11  "S'occuper de sa famille, c'est être chef d'entreprise" témoignage de Katrien Wilmots à découvrir en cliquant ici

"Le travail d'une mère au foyer vaut 138.095 dollars par an"

Si elle était payée, une mère au foyer gagnerait un salaire annuel de 138.095 dollars par an pour toutes les heures passées à réaliser des tâches relevant de fonctions aussi diverses que cuisinière ou psychologue, selon une étude américaine parue jeudi. Le salaire annuel moyen et hypothétique d'une mère au foyer a augmenté en 2007 de 4.000 dollars, soit 3% par rapport à 2006, selon l'enquête de l'institut d'étude américain Salary.com qui se base sur 40.000 mères. Les mères au foyer (le nombre d'enfants n'a pas été précisé) travaillent 92 heures par semaine, dont les 40 heures règlementaires et 52 heures supplémentaires, payées théoriquement plus cher. Pas moins de dix métiers correspondent au travail très varié d'une mère au foyer et ont été ainsi valorisés dans l'étude : femme de ménage, aide maternelle, cuisinière, technicienne de machine à laver, concierge, opératrice d'ordinateur, gérante dans un bâtiment, conductrice, pdg et psychologue. Par comparaison aux Etats-Unis, un responsable marketing gagne en moyenne 89.200 dollars annuels et un représentant commercial 62.500 dollars, indique Salary.com.

(GFR) WASHINGTON 03/05/2007 (BELGA)

septembre 2010

Sarah Luc, étudiante a réalisé un travail de fin d'études passionnant sur les femmes au foyer. Nous vous invitons à le découvrir ci-dessous et la remercions vivement pour ce beau travail.

INTRODUCTION

La femme au foyer est encore mal connue dans la société. Souffrant de clichés et stéréotypes erronés, elle fait pourtant partie intégrante de la société actuelle. Les parents au foyer, généralement considérés comme « inactifs », jouent en réalité un rôle social très actif en assumant la garde et les soins de leurs enfants, conjoint ou parents dépendants. Ce travail invisible, loin d'être reconnu, dispense d'ailleurs l'État de financer de nouvelles infrastructures d'accueil comme les crèches, les hôpitaux et les homes et lui permet donc de faire des économies.

Ma mère étant femme au foyer, cette polémique m'a réellement intéressée et m'a poussée à réaliser ce Travail de Fin d'Études sur la façon dont elle est perçue par la société mais aussi sur son opinion sur elle-même. En parlant de mon sujet avec quelques condisciples, je me suis rendu compte qu'il suscitait chaque fois un débat et ne laissait personne indifférent, ce que j'ai trouvé assez intéressant. Il est vrai que ce thème est d'actualité et nous concerne tous, que ce soit de près ou de loin.

Dans le travail qui va suivre, j'ai tout d'abord abordé le sujet de la femme au foyer à travers l'Histoire, afin de suivre son évolution et celle des mentalités, puis les différents systèmes mis en place en Europe et aux Etats-Unis pour favoriser, ou défavoriser, le retour de la femme au foyer. Ensuite, j'ai analysé le regard de la société par le truchement d'un questionnaire ainsi que l'image véhiculée par certains médias et la façon dont se perçoit la femme au foyer également à l'aide d'un questionnaire. Viennent alors les nombreuses associations défendant les droits de ces femmes à travers le monde. En outre, les autres points abordés dans ce travail sont le temps partiel et les femmes rentrantes, pour finir par le rôle des hommes dans cette thématique.

Les mots suivis d'un astérisque sont définis dans le lexique en fin d'ouvrage

1 La femme au foyer à travers l'Histoire

À chaque époque de l'Histoire correspond une vision différente de la femme au foyer. Son rôle a évolué en fonction des différentes périodes et des évènements qui leur sont liés. Anciennement, la femme subissait sa condition et était contrainte de rester au foyer, ce qui était considéré comme naturel et inéluctable, du fait de son rôle maternel. Mais peu à peu, la femme s'émancipera et fera passer son épanouissement personnel, qu'il soit au travail ou à la maison, avant tout.

Dans la Grèce antique, l'accouchement était perçu comme un événement capital de la vie d'une femme. À cette époque, l'existence d'une femme n'avait lieu d'être que par le mariage, la maternité et bien sûr la soumission à son mari ou tuteur. Dans cette puissante civilisation antique, la femme, contrairement aux esclaves et aux métèques qui en avaient la possibilité, n'avait en aucun cas droit à la citoyenneté. Elle ne possédait évidemment ni droit juridique, ni droit politique. Confinées au gynécée, l'appartement qui leur était réservé, les femmes avaient peu de liberté.
Contrairement à la femme grecque, la femme romaine possédait la citoyenneté. La matrone* détenait un certain pouvoir à l'intérieur de la maison, ce qui ne l'empêchait pas d'être quand même sous l'emprise de son mari.
Parmi toutes les civilisations antiques, la plus moderne était sans doute la civilisation égyptienne. En plus d'être l'égale de l'homme au regard de la loi, il n'était pas rare de voir une femme sur le trône.

À l'époque médiévale, les femmes participaient activement à la vie économique. Elles faisaient du commerce, aidaient leur mari à la campagne, étaient embauchées comme apprenties,... Pourtant, pendant longtemps, la religion les a considérées comme hérétiques, tentatrices et porteuses du mal. Beaucoup d'entre elles ont d'ailleurs été accusées de sorcellerie et exécutées.

Par chance, l'arrivée du XVIIIe siècle améliorera doucement la situation des femmes notamment grâce à la philosophie des Lumières. D'ailleurs, la Révolution Française jouera un rôle primordial dans la prise de conscience des femmes sur l'importance de leurs responsabilités sociales et limitera ainsi la toute puissance paternelle.

À l'aube du XXe siècle, l'exode rural va attirer de nombreuses femmes vers les grandes villes où l'amour maternel commence à perdre son prestige. Ces femmes, participant activement à l'industrialisation, auront désormais moins de temps à consacrer à leurs enfants, qu'elles placeront alors dans des crèches.

Les deux guerres mondiales joueront un rôle important dans la promotion de la femme. Durant ces années difficiles, à cause de l'absence de son mari, la femme devient chef de famille, en plus de devoir assurer un travail extérieur, par manque de main d'œuvre masculine. Ce qui ne durera pas, car pendant la période d'entre deux guerres, les autorités décideront de favoriser la natalité et inviteront donc la femme à rejoindre son foyer, par peur de l'arrivée d'une nouvelle femme émancipée et indépendante.

Mais en mai 68, une vague féministe va déferler en France et exiger une émancipation totale de la femme. Grâce à la contraception et à l'interruption volontaire de grossesse, la maternité sera pour la première fois choisie. Le mariage devenu facultatif et le divorce de plus en plus facile, les ménages monoparentaux et recomposés ne cesseront de croître. À cette époque, le rêve d'indépendance de la femme est à son apogée.

La fin du XXe siècle va permettre aux femmes d'améliorer leurs conditions de vie par le travail ménager partagé avec le conjoint, les formes de travail à temps partiel, une maternité maîtrisée et la simplification des procédures de divorce.

En conclusion, on peut dire que la femme au foyer a existé de tout temps dans nos sociétés occidentales car ce rôle lui était donné « naturellement » notamment en raison de son rôle maternel, même si sa situation a considérablement évolué puisqu'elle est passée de contrainte à choix.

2 La femme au foyer à travers le monde occidental

La femme au foyer ne jouit pas des mêmes droits et prérogatives partout dans le monde. Certains pays favorisent le rôle de mère au foyer en accordant des allocations d'éducation ou des congés parentaux plus longs que certains pays qui, quant à eux, ne permettent pas aux parents qui le désirent de faire de l'éducation de leurs enfants un travail à plein temps.

2.1 En Belgique

En Belgique, comme dans tous les pays de l'Union Européenne, la femme au foyer n'a pas de statut légal. Pour cette raison, il n'est pas rare qu'elle appartienne au lot des « autres inactifs » dans les statistiques économiques et démographiques, ce qui rend les femmes au foyer difficilement quantifiables. Selon une enquête sur les forces de travail de l'INS (Institut National de la Statistique) réalisée en 2004, le nombre de femmes classées dans la catégorie des inactifs âgés entre 15 et 64 ans, sans compter les étudiants, se chiffre à 365 096 en Wallonie. Et l'Association des Femmes au Foyer estime à un million le nombre de femmes au foyer en Belgique.

Aujourd'hui, juridiquement parlant, une femme au foyer n'est rien. Elle n'a pas de rémunération ni de sécurité sociale personnelle et, fiscalement, est considérée comme une personne à charge. N'étant pas demandeuse d'emploi, elle ne bénéficie d'aucune aide si elle décide d'en retrouver un.
Financièrement, la femme au foyer dépend entièrement de son conjoint, même si les allocations familiales et de naissance sont en principe versées à la mère. Si la mère n'élève pas l'enfant, les allocations familiales sont payées à la personne qui remplit ce rôle.

2.2 Au Luxembourg

Au Luxembourg, l'allocation d'éducation a pour objectif de concilier la vie professionnelle et la vie familiale. Elle est versée au parent qui ne travaille pas ou qui interrompt ou arrête son activité pour se consacrer à l'éducation d'un enfant, ce qui donne la possibilité aux parents de choisir de rester à la maison s'ils le souhaitent. Cette allocation est versée pendant une période allant de 2 à 8 ans, suivant le nombre d'enfants que compte la famille et s'élève à 485,01 €, quel que soit le nombre d'enfants élevés, sauf en cas de naissance multiple ou d'adoption multiple. Cette somme d'argent peut être un revenu supplémentaire utile pour des ménages qui en ont besoin. Une fois ce laps de temps terminé, l'État luxembourgeois n'intervient plus en faveur des parents au foyer.

2.3 En France

En France, l'État verse aux femmes au foyer un Complément Libre Choix d'Activité (CLCA), anciennement appelé Allocation Parentale d'Éducation (APE), d'une valeur de 554,88 € par mois, et ce pendant trois ans dès le deuxième enfant. Elle permet au parent de suspendre son activité ou de la réduire afin de s'occuper de son enfant. L'État dépense ainsi deux à trois milliards d'euros pour que les mères gardent leurs enfants à la maison. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela représente une économie : pas besoin de construire autant de crèches, de payer le personnel, ...
Les femmes représentent 98% des allocataires et 20% d'entre elles sont sans emploi, les autres travaillant à temps partiel (chiffres CREDOC, 1999). Cette allocation a pour effet de faire gonfler le nombre de femmes au foyer. Il passe de 4% à 27% des allocataires depuis sa création.
Ainsi, la politique familiale française, par le biais des allocations mais aussi de la fiscalité, incite les femmes à rentrer ou à rester chez elles.

2.4 En Allemagne

En Allemagne, tout est fait pour décourager la mère qui veut travailler : la femme qui travaille à l'extérieur est mal vue par la société allemande qui la considère comme une mauvaise mère et lui attribue le surnom « Rabenmutter » qui signifie « mère corbeau », du fait que le corbeau est une espèce qui chasse ses petits hors du nid très tôt. De plus, les structures d'accueil pour les enfants de moins de 3 ans n'existent quasiment pas et l'État, qui pénalise les travailleuses, verse aux mères au foyer et aux femmes qui travaillent à temps partiel une allocation parentale pendant 12 mois en plus d'une allocation d'éducation pendant 24 mois d'un montant de 300 € par enfant pour les parents qui cessent leur activité professionnelle. Mais aujourd'hui, les femmes sont de plus en plus diplômées et rêvent de faire carrière, donc peu d'entre elles décident de fonder une famille, ce qui explique que l'Allemagne détient le record des ménages sans descendant et que le taux de natalité allemand ne cesse de décroître depuis quelques années.

2.5 En Scandinavie

En Suède, les enfants de moins de 1 an sont gardés par leurs parents grâce à un congé à rallonge, puis l'État prend le relais et assure une place dans une structure collective à presque tous les enfants âgés de 1 à 5 ans. Au final, la Suède connaît des taux de natalité et de femmes actives élevés.

En Finlande, une allocation de garde d'enfant à domicile est versée en faveur des familles qui gardent ou font garder leurs enfants au domicile jusqu'à l'âge de 3 ans. Elle s'élève à 314,28 € par mois mais peut être augmentée de 94,09 € pour des enfants âgés de moins de 3 ans et 60,46 € pour des enfants de 3 à 6ans.

En Norvège, l'allocation pour garde d'enfant est versée aux parents qui gardent leurs enfants âgés de 1 à 3 ans à domicile. En principe, les parents ne doivent pas avoir recours à une garderie pour pouvoir bénéficier de cette allocation. Son montant est compris entre 661 et 3 303 couronnes par mois (c'est-à-dire entre 80,90 et 404,30 €).

2.6 Aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, le temps partiel et la semaine des 35 heures n'existent pas. Par conséquent, il n'est pas toujours facile de concilier famille et boulot. Il n'est donc pas étonnant que de plus en plus de femmes diplômées arrêtent de travailler, victimes du stress. Sans parler du coût inabordable des nannies et celui exorbitant des pre-schools (écoles privées pour enfants âgés de 2 à 5ans) qui rendent la garde des enfants difficile. Ces femmes qui quittent leur emploi et se retrouvent à la maison se transforment alors en éducatrice de jeunes enfants, puéricultrice, nutritionniste, assistante maternelle, animatrice de camp de vacances, organisatrice de goûters, couturière, déléguée de parents d'élèves, chauffeur,... Les Etats-Unis appellent ces nouvelles vocations le « new Momism ».

2.7 Les congés de maternité dans l'Union Européenne

Les congés de maternité dans l'Union Européenne varient entre 9 et 28 semaines selon les pays, mais la plupart tournent autour de 16-18 semaines. Comme on le verra plus loin, ils peuvent être prolongés par des congés parentaux.

Parmi les 5 pays offrant les plus longs congés de maternité, on retrouve la République Tchèque et la Slovaquie en tête du classement avec 28 semaines, suivies de près par le Royaume-Uni avec 26 semaines et la Hongrie avec 24 semaines. Vient alors l'Italie qui met à la disposition des parents 22 semaines.

République Tchèque, Slovaquie 28 semaines
Royaume-Uni 26 semaines
Hongrie 24 semaines
Italie 22 semaines

La Belgique, quant à elle, se situe dans le classement des pays de l'Union Européenne bénéficiant des congés de maternité les plus courts, ex aequo avec la Slovénie avec 15 semaines. Mais le pays disposant du congé de maternité le plus court est la Norvège, avec seulement 9 semaines. Vient ensuite la Suède avec 12 semaines et l'Allemagne et Malte avec 14 semaines.

Norvège 9 semaines
Suède 12 semaines
Allemagne, Malte 14 semaines
Belgique, Slovénie 15 semaines

2.8 Les congés parentaux dans l'Union Européenne

Jusqu'il y a peu, la durée des congés parentaux variait entre 13 et 157 semaines. Mais le 30 novembre dernier, l'Union Européenne s'est mise d'accord pour faire bénéficier les parents d'un congé parental de minimum quatre mois au lieu de trois. Cet accord vise également à inciter les pères à participer davantage à l'éducation de leurs enfants en les obligeant à utiliser au moins un mois de ce congé, pouvant transférer les trois autres mois à la mère.
Voici la durée des congés parentaux dans l'Union Européenne.

La Pologne, qui offre à ses habitants un congé parental de 157 semaines, c'est-à-dire 36 mois, se place en tête du classement, suivie de la République Tchèque avec 156 semaines, de l'Allemagne avec 143 semaines suivie de près par l'Espagne, la France et la Lettonie qui prévoient 141 semaines pour les parents.

Pologne 157 semaines (36 mois)
République Tchèque 156 semaines (36 mois)
Allemagne 143 semaines (33 mois)
Espagne, France, Lettonie 141 semaines (32 mois)

Quant à la Belgique, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Lichtenstein, à Malte et à Chypre, le congé parental passe de 13 semaines (3 mois) à quatre mois, suite à l'accord du 30 novembre dernier.

3 Le regard de la société sur la femme au foyer

3.1 Questionnaire B

Pour avoir un petit aperçu du regard des femmes « actives » sur la femme au foyer, j'ai réalisé une enquête (ci-annexée) auprès de quatorze femmes ayant un travail rémunéré. Cette enquête, à défaut d'être représentative de la Belgique, est utilisée dans ce chapitre à titre d'exemple.

Voici les conclusions que j'ai pu tirer de ce questionnaire.

3.1.1 Réponses des femmes

Parmi les 14 femmes interrogées, 4 ont un diplôme universitaire, 6 un diplôme supérieur non-universitaire et 4 un diplôme d'enseignement secondaire. 6 ont réduit temporairement leur temps de travail ou ont pris une pause carrière à la naissance de leurs enfants, et 8 travaillent actuellement à temps partiel.

Aucune de ces femmes ne renoncerait à son travail pour rester au foyer, principalement en raison des contacts sociaux et de l'indépendance financière que son activité lui procure, même si 5 d'entre elles avouent envier parfois les femmes au foyer pour leur disponibilité auprès des enfants et leur temps libre.

Pour décrire la journée typique d'une femme au foyer, les éléments les plus cités sont : l'entretien de la maison, les repas, les courses, la gestion administrative de la famille, l'éducation des enfants, les allées et venues pour leurs activités, les loisirs et les rencontres avec les amis.

Les femmes qui travaillent estiment comme étant des avantages à leur situation : la vie sociale, le salaire supplémentaire, l'indépendance financière et la reconnaissance sociale.
Quant aux inconvénients, il s'agit du stress, des horaires à respecter, de la fatigue, de l'organisation pour les tâches ménagères, du fait qu'elles doivent confier leurs enfants à d'autres, qu'elles ont peu de temps pour elles et qu'elles doivent quand même aller travailler quand les enfants sont malades.

8 femmes sur 14 considèrent que la femme au foyer devrait obtenir un statut social et une allocation d'éducation car elle travaille à plein temps et devrait être reconnue par la société. Par contre, 6 personnes n'estiment pas cela nécessaire car elles trouvent que les femmes qui travaillent sont également des femmes au foyer puisqu'elles réalisent les mêmes tâches. Elles ne comprennent donc pas pourquoi le travail familial devrait être assumé par la société.

3.1.2 Réponses des enfants

Du point de vue des enfants, les inconvénients à avoir une mère qui « travaille » sont qu'elle est rarement de bonne humeur, plus souvent stressée et fatiguée, moins souvent à la maison et pas toujours disponible pour les trajets. Par contre, les avantages sont qu'elle trouve un épanouissement dans son travail, qu'elle rapporte un revenu supplémentaire à la famille pour les activités extrascolaires et les vacances et qu'il y a moins de surveillance et plus de liberté.

Aucun de ces enfants ne préfèrerait avoir une mère au foyer. Parmi eux, 10 ont répondu des choses comme « sans arrêt sur ton dos, non merci », « elle n'est pas tout le temps à la maison donc on est plus tranquilles », « elle serait tout le temps sur mon dos », « on a plus de liberté et on peut faire ce qu'on veut », « je préfère être seul à la maison », ...

3.2 Au cinéma

Pour illustrer un des regards que porte le cinéma actuel sur la femme au foyer, l'exemple du film « De l'autre côté du lit », réalisé par Pascale Pouzadoux, sorti le 7 janvier 2009 en France et avec, comme acteurs principaux, Dany Boon et Sophie Marceau, a été retenu.

« De l'autre côté du lit » traite d'un sujet qui a toujours fait couler beaucoup d'encre : la femme au foyer. Contrairement à la « working girl », femme « active » que l'on admire pour sa carrière professionnelle, la femme au foyer n'a pas toujours une bonne image dans notre société capitaliste et la valeur de son travail ne reçoit pas toujours beaucoup de considération.

« De l'autre côté du lit » raconte l'histoire d'Ariane, mère au foyer, qui propose à son mari Hugo, patron d'une entreprise, d'échanger leur vie pendant un an afin qu'il comprenne que le quotidien de la femme au foyer n'est pas toujours rose et qu'il soit plus reconnaissant...

Beaucoup de gens qualifient la femme au foyer comme inactive et désœuvrée ne faisant rien de sa journée, ce que ce film démentira en montrant Hugo débordé face à la quantité de travail à accomplir à la maison, ce qui démontre bien que le travail d'une femme au foyer est aussi dur qu'un autre travail. Notons cependant qu'Ariane aussi, rencontrera quelques difficultés au travail de son mari. Ce film rappelle également toutes les tâches aussi nécessaires qu'ingrates effectuées tous les jours par les femmes au foyer et casse les tabous en inversant les rôles entre l'homme et la femme.
Pour finir, chacun reprend sa place au sein de la famille mais avec cette différence fondamentale qu'Hugo, au départ indifférent au travail de sa femme, a pris conscience de l'ampleur et de la nécessité de sa tâche.

3.3 À la télévision

L'opinion sur la femme au foyer que véhicule « Desperate Housewives », série télévisée américaine produite par Marc Cherry, est très intéressante car elle donne une image nouvelle de la femme au foyer contemporaine.

Synopsis : Desperate Housewives raconte l'histoire et la vie quotidienne de 4 femmes au foyer américaines dans un quartier bourgeois et tranquille. Enfin, en apparence seulement...

Cette célèbre série télévisée américaine met en scène plusieurs types de femmes au foyer aussi différentes les unes que les autres, autant au point de vue de l'éducation de leurs enfants et de l'entretien de leur maison que de leur façon d'aborder la vie. Desperate Housewives nous présente les nouvelles femmes au foyer : actives, modernes et épanouies (bien que parfois débordées).
La série, contrairement à ce qu'on pourrait croire au premier abord, casse le cliché de la femme au foyer inactive, soumise à son mari et enfermée entre ses 4 murs toute la sainte journée.
En effet, Lynette Scavo est le type même de la femme indépendante qui n'hésite pas à tenir tête à son mari, au point même de souvent « porter la culotte ». De plus, son rôle de mère au foyer est un travail à plein temps, comme le confirment ses journées qui n'en finissent pas. Quant à Bree Van de Kamp, en plus d'être la ménagère parfaite et d'avoir une maison irréprochable, elle a de nombreuses activités extérieures, comme le bénévolat, l'association des parents d'élèves, un club de lecture, ... Elle a donc une vie en dehors de sa maison.
Susan Mayer, de son côté, écrit des livres pour enfants de chez elle, ce qui lui permet de passer plus de temps avec sa fille, avec qui elle entretient d'ailleurs une grande complicité.

Voici une courte présentation des quatre personnages principaux de la série :

Lynette Scavo, ancienne « working girl » fut contrainte de quitter son travail pour devenir mère au foyer suite à la naissance de ses enfants et à l'absence de son mari constamment en déplacement. Lynette, avec ses 4 enfants en bas âge, est une femme au foyer débordée. Elle regrette le temps où elle jouissait d'une reconnaissance sociale et où l'on admirait ses capacités professionnelles.

Bree Van de Kamp est la ménagère parfaite. Elle gère l'entretien de sa maison seule et est perçue comme une épouse, une mère et une maîtresse de maison exemplaire. Pour elle, l'éducation de ses enfants passe avant tout et l'admiration que les gens lui portent est primordiale. Bree est l'exemple type de la femme au foyer traditionnelle.

Susan Mayer est une piètre maîtresse de maison. Étant tombée enceinte très tôt, elle n'a jamais vraiment quitté l'adolescence et partage son rôle de mère avec sa fille unique qui est plus mature qu'elle. Auteure de contes pour enfants, Susan travaille de chez elle et a ainsi pu veiller sur sa fille quand elle était petite.

Gabrielle Solis est une jeune femme égocentrique et capricieuse. Elle ne fait absolument rien pour entretenir sa maison, laissant le soin à une femme de ménage de s'en occuper. Gabrielle n'a rien de la femme au foyer ordinaire, elle passe son temps à faire les magasins et du yoga et consacre des journées entières à se faire dorloter et à prendre soin d'elle.

3.4 Sur Internet

Un exemple assez frappant de l'image erronée de la femme au foyer véhiculée par certains médias est cette photo trouvée sur Wikipedia, encyclopédie libre écrite par les internautes, censée représenter la femme au foyer d'aujourd'hui.

Sur son site, Wikipedia propose la photo ci-contre pour illustrer le rôle de la femme au foyer. On retrouve sur cette photo le stéréotype de la femme au foyer cloîtrée dans sa maison qui passe sa journée derrière les fourneaux. Cette photo représente plus la femme au foyer des années 60 que la femme au foyer actuelle moderne.

« Figure 1 : Deux femmes au foyer, Wikipedia »

3.5 Dans la publicité

Bien que quasi omniprésente dans les publicités de produits d'entretien ou d'électroménager, la femme au foyer n'a plus la même image qu'il y a quelques dizaines d'années.

Certaines marques d'électroménager sensibilisent même les hommes aux tâches ménagères en les faisant apparaître dans leurs publicités en train d'accomplir ces tâches jadis exclusivement dévolues aux femmes.
Une publicité particulièrement remarquée pour son innovation est la publicité de la marque LG Électroménager qui a reçu le prix Femino 2005 attribué par La Meute, association féministe luttant contre les publicités machistes.

Avec son slogan « De la cueillette à la chasse, puis de la chasse aux courses, l'homme, dans son incroyable évolution, vient de découvrir où ça se range. », la marque LG Électroménager se veut destinée autant aux hommes qu'aux femmes, faisant ainsi participer l'homme aux tâches autrefois exclusivement féminines et invitant les femmes à déléguer une partie du ménage aux hommes, qui ont désormais une place dans le monde des tâches ménagères.

« Figure 2 : Publicité LG Électroménager 2004 »

Un autre exemple de l'évolution des mentalités dans la publicité est la nouvelle campagne des créateurs Dolce & Gabbana pour leur collection printemps-été 2010 qui présente Madonna, reine de la Pop, en Mamma italienne tout droit sortie d'un film néoréaliste italien*. Le but de ces photographies est de rendre Madonna, star internationale, plus proche et accessible pour les femmes moyennes dont la vaisselle et les tâches ménagères font partie du quotidien, afin que ces femmes puissent s'identifier à elle. Madonna, sur ces photographies prises par Steven Klein, casse le cliché classique de la ménagère arborant son tablier et son fichu en affichant une « Figure 3 : Madonna pour la Collection
tenue sexy. printemps-été 2010 de Dolce & Gabbana »

4 Le regard de la femme au foyer sur elle-même

4.1 Questionnaire A

Afin d'illustrer mon Travail de Fin d'Études, en plus d'avoir réalisé une enquête auprès des femmes ayant un travail rémunéré, j'ai également interrogé quinze femmes au foyer de la région.

Voici les résultats obtenus lors de ce sondage.

4.1.1 Réponses des femmes

Parmi ces 15 femmes au foyer, 5 ont un diplôme universitaire, 4 un diplôme supérieur non-universitaire et 6 un diplôme d'enseignement secondaire.

14 ont choisi de rester au foyer, contrairement à une qui est devenue femme au foyer par la force des choses. Si elles ont fait ce choix, c'est pour pouvoir éduquer leurs enfants elles-mêmes et ne pas les faire garder par d'autres, être présente et disponible pour eux, leur offrir une certaine qualité de vie. L'une d'elles a également évoqué le fait qu'elle aurait eu des difficultés à concilier vie familiale et professionnelle.
Notons toutefois que 6 comptent peut-être retravailler une fois les enfants partis.

En ce qui concerne les avantages d'être à la maison, les femmes au foyer citent : voir grandir ses enfants, contribuer à leur apprentissage et à leur épanouissement, pouvoir respecter leur rythme quand ils sont bébés (sommeil,...), être présente pour eux au retour de l'école et plus disponible pour leurs activités, avoir du temps pour entretenir sa maison et organiser son travail à sa guise, être disponible pour ses amis, ne pas dépendre des autres pour les trajets et les services (garderie, femme de ménage,...), éviter beaucoup de stress pour toute la famille,...

Par contre, certaines relèvent aussi des inconvénients comme : un revenu en moins pour la famille, pas de congé de maladie ni de pension plus tard, moins de communication avec l'extérieur, pas de carrière professionnelle, de valorisation et de considération aux yeux des autres, pas de reconnaissance sociale ni de statut, ...

Parmi ces 15 femmes, 13 se disent heureuses de leur situation, même si 5 ont déjà regretté d'être restée au foyer, principalement à cause du manque de considération de la société et des clichés qu'elle transporte.

Quant à leur mari, 14 sont satisfaits de la situation de leur épouse, 13 ont de la considération pour le travail accompli par leur femme et seulement 5 participent aux tâches ménagères.

7 femmes ont déjà été confrontées à des critiques vis-à-vis de leur choix de vie, qu'elles estiment être dues à la jalousie ou à l'ignorance des gens. Elles font face à des réflexions du genre « tu dois t'ennuyer ! », « tu arrêtes de travailler alors que tu as fait toutes ces années d'études ? » ou encore « oui mais toi tu as bien le temps... ». Parmi ces femmes, 5 pensent que le regard de la société sur elles a changé depuis qu'elles sont femmes au foyer. Certaines ont même l'impression qu'on les prend pour des fainéantes juste bonnes à nettoyer.

Seulement 2 femmes disent se sentir mal à l'aise vis-à-vis des femmes qui « travaillent » et 2 autres n'apprécient pas le fait d'être dépendante financièrement de leur époux.

Quant à la possibilité d'être un jour reconnues légalement, 12 femmes sont pour l'obtention d'un statut social et d'une allocation d'éducation. Cela permettrait notamment à beaucoup de femmes qui le désirent mais qui ne le peuvent pas financièrement, de rester à la maison.
Les 3 autres ne jugent pas indispensable le fait d'obtenir un statut officiel.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les femmes au foyer ont aussi une vie sociale. 11 d'entre elles disent ne pas se sentir coupées du monde et participent à de nombreuses activités extérieures, comme le bénévolat, le sport (gym, ping-pong,...), les cours du soir (informatique, sculpture, décoration, violon, photographie,...), les formations et les comités de parents.

Toutes les femmes interrogées estiment que le fait d'être restée à la maison a influencé leur relation avec leurs enfants : reconnaissance, meilleure communication, relations fusionnelles, meilleur équilibre familial et émotionnel, grande complicité, confiance, dialogue, écoute, compréhension mutuelle, plus de moments passés ensemble, disponibilité 24h/24,...

Enfin, pour ce qui est du regard qu'elles portent sur elles-mêmes, les femmes au foyer utilisent les mots suivants : fières, épanouies dans leur rôle de mère, heureuses, ont fait ce qui leur plaisait, ont atteint leur objectif, font ce qui leur tient le plus à cœur, satisfaites, bien dans leur tête, considèrent qu'elles ont fait le bon choix et qu'elles ont de la chance, même si certaines ont un peu moins de confiance en soi.

4.1.2 Réponses des enfants

En ce qui concerne les enfants, aucun ne ressent de gêne quand on lui demande ce que fait sa mère dans la vie, un seul avoue avoir déjà été face à des critiques vis-à-vis du choix de sa mère et 13 n'aimeraient pas avoir une mère qui « travaille », car elle serait moins disponible, il n'y aurait personne à la maison au retour de l'école, quelqu'un d'autre les aurait élevés, ils auraient dû aller à la garderie,... Contrairement aux 2 autres qui auraient préféré pour avoir un revenu supplémentaire pour les activités et les vacances.

Selon les enfants et adolescents interrogés, les avantages à avoir une mère au foyer sont : la disponibilité, la présence à la maison, les bons petits plats cuisinés avec amour, la complicité, les activités ensemble, la stabilité, l'aide aux devoirs, la maison toujours en ordre,...

13 d'entre eux ne voient aucun inconvénient à la situation de leur mère, les 2 autres citant uniquement le revenu en moins.

4.2 Les catégories de femmes au foyer par Cécile Margain

Dans son livre « La femme au foyer est-elle l'avenir du féminisme ? », Cécile Margain présente quatre catégories de femmes au foyer, tout en précisant cependant que les femmes au foyer sont toutes différentes et que ces catégories ne les englobent pas toutes, elles servent juste d'exemples.

4.2.1 Mère Hédoniste

Mère Hédoniste est devenue femme au foyer pour son confort personnel. Sa vie ne se résume pas seulement aux enfants et au ménage, elle a plein d'activités et surfe sur internet pour avoir une fenêtre sur le monde et rencontrer des gens qui la comprennent. Selon Cécile Margain, Mère Hédoniste représente la nouvelle femme au foyer, diplômée, dynamique, soucieuse de son bien-être.
Les héroïnes de Desperate Housewives pourraient appartenir à cette catégorie de femmes au foyer.
5 des femmes interrogées dans l'enquête ci-dessus (4.1) font partie des Mères Hédonistes.

4.2.2 Mère Tradition

Mère Tradition est le modèle classique de la femme au foyer des années 60. Pour elle, rester à la maison est un principe éducatif. Elle est convaincue que l'équilibre de ses enfants est en jeu et veut contrôler leur éducation. Toute sa vie tourne autour de sa famille, elle lui est dévouée et trouve son bonheur dans ce don de soi. Mère Hédoniste ne délègue pas. Elle estime que c'est aux parents de se charger de l'éducation de leurs enfants.
4 des femmes interrogées dans l'enquête ci-dessus (4.1) font partie des Mères Tradition.

« Le rôle de mère, pilier de la famille, gardienne du foyer est né il y a plus de 300 ans sous la plume de Rousseau. Frustré de ne pas avoir connu l'amour maternel, le philosophe l'exalte. Balzac et Michelet perpétuent le culte. [...] Le très misogyne Napoléon Bonaparte a dit qu'elles étaient « le moule des braves». » Cécile Margain

4.2.3 Mère Fusion

Mère Fusion n'est pas heureuse au boulot, loin de ses enfants, donc elle décide de devenir mère au foyer. Malgré son choix de rester auprès de ses enfants, Mère Fusion s'ennuie. La vie est monotone et les tâches domestiques répétitives épuisent les énergies et laissent peu de forces pour des actions plus créatives, ce qui n'empêche pas Mère Fusion d'être épanouie auprès de ses enfants.
5 des femmes interrogées dans l'enquête ci-dessus (4.1) font partie des Mères Fusion.

4.2.4 Femme au Foyer Forcée

La femme au foyer forcée est l'indésirable trentenaire dont les patrons craignent les grossesses et les maladies enfantines, celle que l'on n'embauche pas. Elle a besoin de rencontrer du monde et de gagner une reconnaissance sociale par son travail.
1 des femmes interrogées dans l'enquête ci-dessus (4.1) fait partie des Femmes au Foyer Forcées.

«Les tâches masculines ont toujours eu une supériorité symbolique par rapport aux tâches féminines. Le prestige, la reconnaissance sociale, le pouvoir pour les hommes, les tâches subalternes de l'espace privé vouées à l'ombre et à la méconnaissance pour les femmes » soulignait le sociologue Gilles Lipovetsky1 dans une interview du Nouvel Obs (30 octobre 1997).

1 Gilles Lipovetsky, auteur cité par Cécile Margain dans son livre La femme au foyer est-elle l'avenir du féminisme ?
4.3 Les rassemblements de femmes au foyer

Les femmes au foyer, afin de garder des contacts sociaux extérieurs et de s'ouvrir au monde, participent à de nombreuses activités, comme des rendez-vous entre « fafs2 », suivent des cours ou des formations, font du bénévolat, font partie du comité de parents de l'école de leurs enfants ou surfent tout simplement sur internet.

4.3.1 L'ASBL Hera

L'ASBL Hera, établie dans la province de Liège, a pour objectif de rendre aux femmes au foyer l'envie de sortir de chez elles et de mener à bien des projets pour elles et pour les autres.
Chaque jeudi, les femmes au foyer se retrouvent pour parler, apprendre, bricoler, tricoter, discuter de leurs envies et de leurs projets. Parmi ceux-ci, l'envie de se rendre utile est souvent abordée et de nombreux projets sont menés à bien chaque année au départ des propositions des membres de l'association.

4.3.2 La Pause Grenadine

« La Pause Grenadine » qui se trouve à Bastogne, dans le nouveau bâtiment derrière l'église, est un espace qui propose un accueil occasionnel de l'enfant de moins de 3 ans afin de permettre aux parents au foyer de se libérer quelques heures par semaine, pour pouvoir se rendre chez le médecin, suivre une formation, un cours, faire du sport, ... Ouverte du lundi au vendredi de 9h à 16h et le mercredi de 8h à 12h, « La Pause Grenadine », emploie des personnes qualifiées dans le domaine de la petite enfance pour accueillir l'enfant et le faire participer à des ateliers de psychomotricité, ...
L'enfant y trouve un environnement conçu pour lui permettre de s'éveiller à différentes activités en compagnie d'autres enfants.

4.3.3 Les forums internet

Il existe de nombreux forums de femmes au foyer, où celles-ci échangent leur vécu et leurs opinions, partagent leurs envies et leurs déceptions et trouvent des amies auprès de ces bloggeuses anonymes.

Parmi ces forums, il en est un qui remporte un vif succès : le site « femmaufoyer.net », dans lequel les femmes au foyer sont invitées à participer à des forums variés et à faire connaissance avec des femmes qui sont dans la même situation. Le site propose aussi des astuces pour se faciliter la vie à la maison. C'est un lieu de rencontres et d'échanges.

Sur Facebook aussi, il existe des groupes pour les femmes au foyer, intitulés « Pour le retour de la femme au foyer », « mère au foyer », ou encore « femme au foyer = véritable profession ».

2 fafs : abréviation de « femmes au foyer »

5 Les associations

Depuis de nombreuses années, des groupes de femmes au foyer se sont créés un peu partout dans le monde afin d'obtenir, le plus souvent, un statut social et la reconnaissance du travail accompli.

5.1 L'ASBL Femme/Homme et Foyer

L'Association des Femmes au Foyer (AFF) fut fondée au lendemain de l'Année de la Femme de 1975. Durant celle-ci, les problèmes des femmes ont été discutés dans le monde entier, mais on s'est aperçu qu'une grande partie de la population féminine avait été oubliée. Ces femmes sont celles qui, n'ayant pas d'activité professionnelle rémunérée, travaillent chez elles en élevant leurs enfants ou en prenant soin de personnes âgées. En réponse à ce manque de considération, des associations se formèrent indépendamment les unes des autres un peu partout dans le monde.

L'Association des Femmes au Foyer a été créée à Bruxelles en avril 1976 et porte le slogan « Pouvoir s'y consacrer ... Ne pas s'y enfermer ! »
Cette ASBL, qui se veut être le porte-parole de toutes les femmes ayant décidé de se consacrer à leur foyer, vise deux principaux objectifs : le libre choix et la revalorisation de la femme au foyer. Pour cela, l'ASBL agit aussi bien auprès des responsables politiques et des médias en tant que groupe de pression, qu'auprès des femmes au foyer elles-mêmes, afin que celles-ci prennent conscience du travail humain et de la qualité de vie qu'elles apportent à leur entourage. « Femme/Homme et foyer » revendique le droit à avoir une profession reconnue, un statut social et des possibilités de réinsertion professionnelle pour les femmes au foyer qui le désireraient. L'association a aussi d'autres revendications comme l'intégration du temps de travail familial dans le calcul de la pension, l'amélioration des conditions du travail à temps partiel choisi pour raisons familiales et la suppression de toute discrimination lors du retour sur le marché du travail.

5.2 La Fédération Européenne des Femmes Actives au Foyer

La FEFAF, ASBL créée en 1983, revendique la reconnaissance de la valeur humaine, sociale et économique du travail familial non rémunéré effectué au foyer pour un membre dépendant de la famille. Selon l'association, « Tout(e) femme/homme doit avoir la possibilité réelle d'un libre choix d'organiser elle/lui-même son "itinéraire de vie" familial et professionnel ».

La Fédération Européenne des Femmes Actives au Foyer demande aux Gouvernements Nationaux, aux Instances de l'Union Européenne et à l'ONU un statut propre pour les parents au foyer, la reconnaissance de leur travail familial, l'obtention de droits sociaux et une collecte de données dans les statistiques nationales et européennes sur les femmes et les hommes au foyer.

5.3 Le Mouvement Mondial des Mères

Le Mouvement Mondial des Mères (MMM) est une ONG internationale apolitique et non confessionnelle, qui bénéficie du Statut Consultatif Général à l'ONU. Le MMM fédère 64 associations dans près de 40 pays et représente plus de 6 millions de femmes à travers le monde. Sa mission est de promouvoir le rôle de la mère auprès des instances nationales et internationales.

L'objectif du Mouvement Mondial des Mères, né en 1947 de l'action internationale de l'Union Féminine Civique et Sociale (UFCS), était de sensibiliser l'opinion publique aux problèmes soulevés par la généralisation du travail professionnel des mères. L'UFCS voulait rendre possible le libre choix de la mère entre vie professionnelle et présence au foyer. Dans ce but, son action fut de développer les prestations familiales et de créer l'allocation de la mère au foyer.

6 Le temps partiel

La plupart des femmes qui souhaitent élever leurs enfants mais dont la famille ne pourrait se contenter d'un seul salaire pour vivre ont recours au temps partiel. Dans les tableaux ci-dessous, on constate que les femmes travaillant à temps partiel en Wallonie sont beaucoup plus nombreuses que les hommes faisant de même.

Tableau 1 : Evolution du taux de travail à temps partiel salarié selon le sexe, en Wallonie (1983-2004)
Source : INS, Enquête sur les forces de travail - Calculs : IWEPS

Sur le tableau ci-dessus, on remarque que le taux de travail à temps partiel croît au fil du temps, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Toutefois, en 2004, le rapport est toujours de six femmes à temps partiel pour un homme.

Tableau 2 : Répartition du temps de travail de l'emploi salarié (hormis ALE et travail occasionnel) selon le sexe, en Wallonie, en 2004
Source : INS, Enquête sur les forces de travail, 2004

Ce tableau nous démontre qu'il existe de fortes disparités en termes de genre. En Wallonie, les femmes représentent 82,4% du nombre de travailleurs à temps partiel et seulement 32,2% du nombre de travailleurs à temps complet.

Tableau 3 : Répartition des motivations des personnes travaillant à temps partiel selon le sexe, en Wallonie, en 2004 - Part des femmes en %
Source : INS, Enquête sur les forces de travail, 2004

Dans ce troisième tableau, on constate que les femmes représentent 98,1% des travailleurs ayant choisi un temps partiel pour la garde des enfants et 87,3% pour raisons personnelles ou familiales, ce qui prouve que la société attribue encore le rôle d'éducation à la mère.

Tableau 4 : Part de l'emploi à temps partiel dans l'emploi total des pays de l'OCDE (2001)
Source: ILO 2003

On peut voir sur le tableau ci-dessus que, quel que soit le pays de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques, le pourcentage des femmes travaillant à temps partiel est plus important que celui des hommes. Les cinq pays ayant les pourcentages de temps partiel les plus importants sont les Pays-Bas, l'Australie, le Japon, la Suisse et le Royaume-Uni.

7 Les femmes rentrantes

Les personnes dites « rentrantes » sont des parents, le plus souvent des femmes, qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants et qui, plusieurs années après, souhaitent reprendre un emploi ou y sont contraints suite à la perte du revenu unique, du veuvage ou d'un divorce. Malheureusement, il existe de nombreuses mesures discriminatoires en matière de plan d'embauche, comme le manque d'information actualisée du personnel d'Actiris*(anciennement appelé Orbem), de l'Onem et du Ministère de l'Emploi, qui peut mener à la mauvaise orientation des personnes rentrantes, et le manque de publicité faite pour cette catégorie de personnes auprès des employeurs.

En décidant de rester au foyer, ces femmes perdaient tous leurs droits (chômage,...) et ne rentraient pas dans les mesures d'aide à l'emploi car elles n'avaient pas de statut de chômeur.
Les femmes qui ont quitté le marché du travail et qui souhaitent le réintégrer sont défavorisées par rapport aux jeunes ou autres personnes qui entrent dans des plans plus intéressants pour l'employeur mais un certain nombre d'adaptations réglementaires ont été effectuées pour garantir aux femmes l'accès aux différents plans en faveur de l'emploi. Le but de ces plans est de soutenir leur réintégration sur le marché de l'emploi en faisant bénéficier l'employeur qui les engage de mesures de réduction du coût salarial. Ces mesures sont adressées aux chômeurs ayant droit à une allocation mais le Ministère de l'Emploi a permis que les personnes rentrantes soient assimilées aux chômeurs indemnisés.

Le 1er janvier 2002, un nouveau plan a été proposé. Il s'agit du plan Activa, qui est un plan de soutien à l'emploi qui s'adresse aux inactifs de longue durée et qui accorde à l'employeur qui les engage d'importantes réductions sur les cotisations sociales. Pour bénéficier de ce plan, il faut être demandeur d'emploi pendant une période définie mais les rentrants entrent également en ligne de compte. Il n'est donc plus exigé d'être chômeur indemnisé, comme auparavant. Il suffit de s'inscrire en tant que demandeur d'emploi.

8 Et les hommes là-dedans ?

8.1 Participation des hommes aux activités domestiques

Tableau 5 : Structure de l'utilisation du temps des activités domestiques des femmes et des hommes âgés de 20 à 74 ans en heures et minutes par jour, en Belgique (1998/2002)
Sources : Eurostat, Glorieux & Vandeweyer (Centre de Recherche TOR-VUB), INS

On peut constater que la répartition des tâches à l'intérieur du ménage reste très sexuée. Selon ces chiffres, les femmes effectuent 63% de l'ensemble des travaux domestiques, en y consacrant 4h32 par jour, contre 2h38 pour les hommes. Les femmes contribuent nettement plus que les hommes à la plupart des travaux domestiques.

8.2 Les pères et leurs enfants

Le père a toujours eu, à travers l'Histoire, un rôle moins important que la mère auprès des enfants. Voici quelques chiffres qui prouvent que la situation n'a pas tellement changé, même si aujourd'hui, les hommes sont de plus en plus tiraillés entre le souhait de présence pour leurs enfants et leur désir de réussite professionnelle et prennent davantage d'implication dans l'éducation de leurs enfants.

En France, 39% des mères modifient leur emploi du temps avec l'arrivée d'un bébé contre seulement 6% des pères. Ils prennent plus de responsabilités au boulot et un quart d'entre eux s'investissent plus dans leur carrière.

65% des pères disent s'occuper des enfants, se lever la nuit, rentrer plus tôt du boulot,... mais seulement 37% des femmes confirment cela. Les mères consacrent 3 fois plus de temps par jour que les pères aux enfants de moins de 3 ans.

80% des hommes employés prennent leur congé de paternité et seulement 50 % des cadres.

60% des hommes avouent qu'ils ne s'arrêteraient pas de travailler pour s'occuper des enfants même s'ils gagnaient moins que leur compagne (Eurobaromètre n°97).

Dans un sondage IFOP-L'Express réalisé en 1992 (« Les enfants rendent-ils heureux ? »), 50% des femmes et 34% des hommes avouent que les enfants sont un élément important pour dire qu'ils ont réussi leur vie et 28% des hommes et 23% des femmes considèrent le succès professionnel comme nécessaire à la réussite de la vie.
Selon l'INSEE, seuls 7% des Français se définissent par le travail, et 76% par la famille. Le travail fait toujours partie du tiercé gagnant pour être heureux, mais il est devancé par la santé et la famille.

8.3 Les hommes au foyer

On parle beaucoup de la femme au foyer, mais de nos jours il y a de plus en plus d'hommes qui décident de se consacrer pleinement à leur rôle de père et qui trouve un certain épanouissement dans cette nouvelle implication. On assiste alors à une véritable évolution des mentalités, qui jusqu'alors conféraient la place au foyer exclusivement à la mère. Même s'ils ne sont pas nombreux, ces hommes font place à une certaine modernité et parité dans un nouveau schéma familial.
Comme les femmes au foyer, les hommes au foyer ont également des sites qui leur sont dédiés et leur permettent de rencontrer d'autres hommes qui ont fait ce choix. (ex : www.hommeaufoyer.fr )

En France, en 2004, 14,5 % des femmes étaient au foyer, pour seulement 0,5 % des hommes. Il y avait donc près de 2 millions de femmes au foyer pour 75 000 hommes.
(Sources : Des chiffres pour les hommes... des lettres pour les femmes - INSEE première n°1071, mars 2006, (PDF)).

Ayant distribué mon questionnaire à un homme au foyer universitaire, marié et père de 3 enfants de 4 à 9 ans, j'ai pu constater que ses réponses ne différaient pas vraiment de celles des femmes au foyer interrogées. Cet homme, devenu homme au foyer il y a 3 ans, a fait ce choix pour avoir moins de stress et plus de temps libre pour la famille.
Selon lui, les avantages à être au foyer sont la disponibilité pour les enfants et le conjoint et le fait que ce dernier est alors également plus disponible pour les enfants, les tâches ménagères étant déjà remplies. Quant aux inconvénients, il cite l'isolement que peut provoquer cette situation.
Étant heureux de son choix, il n'a jamais regretté d'être resté à la maison et dit même se sentir plus utile ainsi.
En ce qui concerne les enfants, ceux-ci semblent satisfaits de la situation de leur père, ne devant pas aller à la garderie après l'école. Même si un d'eux avoue être un peu embarrassé vis-à-vis de ses amis à l'école et avoir déjà reçu des critiques de leur part.

Conclusion

Ce travail, en mettant l'accent sur le regard de la société sur la femme au foyer ainsi que sur sa façon de se percevoir elle-même, m'a permis de tirer la conclusion suivante.

À travers mon questionnaire destiné aux femmes ayant un travail rémunéré et mes recherches sur internet, j'ai pu réaliser que même si quelques clichés persistent dans les esprits et que certaines femmes sont un peu réfractaires au retour de la femme au foyer, les mentalités ont considérablement évolué et ont fait place à la tolérance et la compréhension. Mais bien sûr, la femme au foyer reste toujours un sujet qui provoque une certaine polémique, comme j'ai pu le constater en en parlant autour de moi.

Quant à la femme au foyer elle-même, le questionnaire qui lui était destiné m'a montré qu'elle était généralement heureuse et épanouie dans son rôle de mère à plein temps, même si elle souffre parfois du manque de considération que peut lui témoigner la société et du fait que son travail, pourtant essentiel, ne soit pas reconnu légalement.

J'ai aussi constaté, à travers ce travail, que les différents pays d'Europe ne confèrent pas tous les mêmes prérogatives à la femme au foyer et que certains sont plus propices au retour de la femme au foyer, en les faisant bénéficier, par exemple, d'une allocation d'éducation, contrairement à d'autres qui ne tiennent pas compte d'elles et de leur choix.

En ce qui concerne mon opinion sur le sujet, je suis totalement pour l'obtention d'une allocation d'éducation en Belgique. Cela permettrait notamment à toutes les femmes et hommes qui le désirent de pouvoir rester au foyer sans souffrir de problèmes financiers. De plus, je trouve que la femme au foyer devrait être reconnue socialement et légalement, car être mère à plein temps est un véritable travail pas assez valorisé par la société. Les femmes qui ont fait le choix de se consacrer entièrement à leur famille et qui, par la même occasion, ont renoncé à tous les avantages que procure une activité profession